Deux logements identiques, situés dans la même ville, peuvent afficher des montants de taxe de séjour différents selon leur classement ou leur mode de réservation. Le tarif varie aussi selon la catégorie d’hébergement, le nombre de nuits et de personnes, ainsi que le choix du conseil municipal.
Depuis 2024, certaines plateformes prélèvent automatiquement la taxe, tandis que d’autres la laissent à la charge directe du voyageur. Le barème 2025 introduit de nouveaux ajustements pour les hébergements non classés et les locations saisonnières.
Comprendre la taxe de séjour en France : qui est concerné et pourquoi ?
La taxe de séjour s’applique à toute personne qui passe au moins une nuit dans un hébergement touristique, qu’il s’agisse d’un hôtel, d’une chambre d’hôtes ou d’une location saisonnière, sur le territoire d’une commune française. Ce prélèvement, instauré par les collectivités territoriales ou les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), alimente le financement des actions de protection et gestion des espaces naturels, sans oublier le développement et la promotion du tourisme local.
Cette obligation concerne les hébergements classés comme non classés. Certaines exceptions existent : les personnes en urgence de relogement temporaire n’y sont pas soumises. Pour le reste, chaque touriste, qu’il réserve une chambre, un appartement ou un emplacement de camping, apporte sa contribution directe au territoire où il séjourne.
Les fonds collectés sont affectés à un budget spécial, dédié à renforcer l’attractivité du secteur touristique, améliorer les infrastructures, entretenir les sentiers ou encore préserver la biodiversité. Plus de 22 000 communes françaises appliquent aujourd’hui la taxe de séjour, avec des modalités qui varient parfois fortement d’un lieu à l’autre. Certaines coopérations intercommunales gèrent la collecte pour plusieurs villages ou stations, ce qui facilite une gestion mutualisée et oriente les ressources vers des projets collectifs.
Avec le temps, la taxe de séjour est devenue un outil de régulation, mais aussi de lien entre voyageurs et habitants, pour un tourisme maîtrisé et responsable.
Barème 2025 : à quoi s’attendre pour votre prochain séjour
Les tarifs de la taxe de séjour connaîtront des évolutions en 2025, à la lumière des dernières orientations législatives. Comme chaque année, le montant varie selon le type d’hébergement, la catégorie de classement et les choix tarifaires de chaque commune ou département. Le montant à acquitter change d’une ville à l’autre : Paris, Montpellier ou Les Sables-d’Olonne appliquent chacun leur propre grille.
Pour un hôtel classé cinq étoiles, comptez entre 2,50 € et 5 € par nuit et par personne. En comparaison, un camping deux étoiles reste généralement sous la barre des 0,50 €. Du côté des locations saisonnières non classées, la règle est un pourcentage du coût de la nuitée, limité à 5 %. La taxe s’applique pour chaque adulte et chaque nuit, quelle que soit la durée totale du séjour.
Autre point à connaître : la plupart des collectivités ajoutent une taxe additionnelle de 10 % au montant communal, reversée au département. À Paris, cette taxe s’applique d’office, comme dans bien d’autres grandes destinations touristiques.
Voici quelques illustrations concrètes pour mieux visualiser les différences de tarifs :
- À Paris, la taxe de séjour pour un hôtel trois étoiles atteint 1,88 € + 0,19 € de taxe additionnelle, soit 2,07 € par nuit et par personne.
- À Montpellier, une location saisonnière non classée est soumise à un pourcentage sur le prix de la nuitée, avec un plafond fixé localement.
Il est possible de consulter le barème précis sur le site de chaque ville ou via un simulateur national. Cette démarche permet de connaître à l’avance le coût réel du séjour et de comprendre la logique de la taxe de séjour en France, territoire par territoire.
Calcul de la taxe de séjour : méthodes et astuces pour s’y retrouver facilement
Décrypter le calcul de la taxe de séjour suppose de prêter attention aux critères propres à chaque commune. Le montant dépend du type d’hébergement, hôtel classé, meublé de tourisme, location saisonnière ou camping, et du classement de l’établissement. Les collectivités s’appuient sur le code général des collectivités territoriales pour définir leur tarif, dans la limite des plafonds nationaux.
Pour les meublés de tourisme non classés, on applique un pourcentage sur le prix de la nuitée, limité à 5 %. Les meublés de tourisme classés bénéficient d’un tarif fixe, souvent plus attractif. La taxe concerne chaque adulte, pour chaque nuit passée sur place. Certaines plateformes de réservation en ligne prélèvent la taxe à la source pour le compte de la commune, ce qui simplifie la gestion tant pour les propriétaires que pour les voyageurs.
La déclaration des sommes collectées se fait la plupart du temps en ligne, via des portails proposés par la commune ou sur le site de la Direction générale des Finances publiques. Il existe aussi un simulateur permettant d’évaluer précisément le montant à régler selon la période, le nombre de personnes et le type d’hébergement réservé.
Pour éviter les erreurs ou les mauvaises surprises, quelques réflexes sont à adopter :
- Contrôlez toujours le montant affiché sur votre facture ou la confirmation de réservation.
- Consultez la section “taxe de séjour” sur le site de la commune concernée pour accéder à la dernière grille tarifaire.
Certains hébergements bénéficient d’un abattement fiscal dans des situations particulières, par exemple en cas d’urgence de relogement temporaire, suivant les règlements locaux. Même si le système paraît complexe, la multiplication des outils numériques rend la démarche plus accessible pour tous.
Exemples concrets : combien allez-vous réellement payer selon votre hébergement ?
À Paris, la nuance du classement
Un séjour dans la capitale illustre combien les montants de taxe de séjour varient. Pour une nuit dans un hôtel 4 étoiles, il faut compter entre 2,88 € et 4,13 € par personne. Un meublé de tourisme classé s’aligne généralement sur ces tarifs tandis qu’un hébergement non classé voit le montant calculé en pourcentage du prix de la nuitée, plafonné à 5 %. Pour une famille en chambre d’hôtes, la facture s’élève à environ 0,88 € par adulte et par nuit.
En province, paysage contrasté
À Montpellier, la taxe de séjour pour un camping 3 étoiles atteint 0,60 € par nuit et par adulte. Louer un meublé de tourisme non classé implique un calcul proportionnel au tarif payé, avec le même plafond de 5 %. Aux Sables-d’Olonne, pour un hébergement en village de vacances, le coût varie entre 0,40 € et 1,20 €, selon la catégorie et la saison.
Quelques éléments concrets permettent de s’orienter parmi toutes ces situations :
- Les plateformes de réservation mentionnent la taxe de séjour à la fin de la commande, ce qui facilite la comparaison d’une offre à l’autre.
- Certains ports de plaisance facturent une taxe spécifique, souvent inférieure à 1 € par personne et par nuit.
Dans tous les cas, la grille tarifaire de la commune prévaut. Il reste donc indispensable de la consulter pour anticiper le montant à régler. Studio en ville ou tente en bord de mer, chaque situation façonne une fiscalité locale modulable, taillée sur mesure selon l’hébergement choisi. Qu’on parte pour une nuit ou pour l’été, la taxe de séjour s’invite dans le calcul, et rappelle que chaque voyage laisse une empreinte, aussi concrète que le ticket du retour.


